François Pellegrino


2016

Dans cette étude, nous avons demandé à 3 groupes d’étudiants en anglais (niveaux L1, L2 et L3) de lire un dialogue en anglais afin d’évaluer la possibilité d’une amélioration de leur production sur le plan du rythme en fonction de leur niveau universitaire. Le dialogue a également été lu par des anglophones, et une traduction du dialogue en français a été enregistrée par des francophones dans le but d’établir un espace de référence pour l’anglais L1 et le français L1. Nous avons employé des mesures classiques du rythme s’appuyant sur la durée, et avons également exploré la pertinence de mesures basées sur l’enveloppe d’amplitude et le spectre de cette enveloppe. Nous constatons un manque de fiabilité des mesures classiques du rythme, et proposons quelques pistes.
Cette étude propose de tester l’effet de deux entraînements, en perception et en production, sur l’acquisition de voyelles de l’anglais britannique par des francophones. L’étude se focalise sur deux régions de l’espace acoustique pour lesquelles plusieurs catégories phonologiques existent en anglais alors qu’une seule existe en français. Trois groupes ont été constitués : l’un recevant un entraînement de type High Variability Perceptual Training, un second recevant un entraînement en production et le troisième constituait un groupe contrôle ne recevant pas d’entraînement. Les performances des participants ont été évaluées avant et après entraînement en perception et en production. Les résultats semblent montrer un effet de l’entraînement en perception sur les performances en perception et en production et un effet plus restreint de l’entraînement en production. Mais leur interprétation reste difficile du fait d’un effet test/re-test observé sur le groupe contrôle.

2012