Tina Thill


2016

Cet article présente une analyse acoustique de 12 monophtongues du luxembourgeois produites par des locuteurs de la région centrale du Grand-Duché de Luxembourg. Cette analyse fait partie du travail empirique de notre thèse de doctorat sur les productions natives et non natives des voyelles du luxembourgeois. A partir des données de 10 locuteurs natifs, nous analysons les valeurs de la durée et des trois premiers formants des paires de voyelles longues et brèves opposées [iː]-[i], [eː][e], [aː]-[ɑ], [oː]-[ɔ], [uː]-[u] et de l’allophone [ɛː] réalisée lorsqu’elle est suivie d’un /r/. Les analyses montrent que (i) les voyelles longues et brèves se distinguent tant par la durée acoustique que par le timbre, (ii) la voyelle semi-ouverte [ɛː] suivie d’un /r/ vocalisé tend à se diphtonguer.